Requête sur la date des élections locales : Pastef annonce une suite « défavorable » de la Cena et du ministère

Requête sur la date des élections locales : Pastef annonce une suite « défavorable » de la Cena et du ministère

Le mercredi 26 août dernier, Pastef avait adressé « une demande formelle de déclenchement du processus électoral territorial » à la Commission électorale nationale autonome (Cena) et au ministère de l’Intérieur. Ce vendredi, la formation politique dirigée par Ousmane Sonko annonce avoir reçu leurs réponses. Il informe l’opinion que le ministre de l’Intérieur et la Cena ont donné « une suite défavorable » à sa requête.

S’agissant du ministre de l’Intérieur, « sur le fondement d’une interprétation erronée des articles L. 236 et L. 269, il considère que les dispositions susvisées “n’imposent aucun délai à l’autorité compétente pour édicter ledit décret” », indique Pastef dans un communiqué.

Le parti estime que le ministre « tente maladroitement de justifier la carence du Président de la République par l’invocation de l’alinéa 3 », qui prévoit que « lorsque les circonstances l’exigent, les élections peuvent ne pas être organisées dans les trente (30) jours qui précèdent l’expiration de la cinquième année du mandat ».

Mais, pour la formation politique, « contrairement aux affirmations du Ministre, le décret de fixation de la date du scrutin doit intervenir avant l’édiction de l’arrêté fixant le montant de la caution ».

« Si cet arrêté est enfermé dans un délai impératif de cent cinquante jours avant la date du scrutin (L. 247 et L. 282 du Code électoral), il ne saurait en être autrement du décret de fixation même de la date du scrutin, acte fondateur dudit arrêté », soutient Pastef.

La Cena également mise en cause

Quant à la Cena, Pastef indique qu’elle « refuse d’exercer ses prérogatives ». L’organe, selon le parti dirigé par Ousmane Sonko, considère que sa mission de contrôle « commence avec la ré vision des listes électorales et s’achève à la proclamation provisoire des résultats ».

Mais pour Pastef, une telle lecture « ne résiste pas à l’examen ».

Face à cette situation, Ousmane Sonko et ses camarades exigent du Président de la République qu’il vienne informer le peuple sénégalais des raisons objectives et particulières justifiant, selon eux, « ce report illégal des élections territoriales ».

Le parti dit également « déplorer » que, plus de deux ans après le report qui avait engendré de nombreuses pertes en vies humaines, l’actuel Président de la République « renoue avec les démons politiques du passé » en « déchirant le pacte de loyauté à l’égard du droit électoral », et ce, pour des raisons que Pastef qualifie de « bassement politiciennes ».

baba

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